Si comme moi vous en avez assez d’être envahi par les résultats dopés à l’Intelligence Artificielle et que vous tentez de trouver des solutions européennes pour vos outils numériques, on en discute dans cet article.
La mainmise de Google, de l’IA et des États-Unis sur le web
Sur le papier, l’écosystème mis en place par Alphabet avait tout pour plaire :
- un moteur de recherche puissant, Google
- un navigateur performant qui permet de mémoriser facilement ses mots de passe, Chrome
- une boîte mail efficace, Gmail
- un drive assez gros pour stocker ses données et partager des fichiers, Google Drive
- des outils précis pour analyser ses plateformes, comme la search console ou analytics
- des offres pour développer son business, avec Ads ou les fiches établissement
Choisir ces outils, c’est à première vue nous faciliter la vie.
Parce qu’ils sont regroupés sous la même bannière, gratuitement (ou presque). Parce qu’il nous manque du temps pour chercher des alternatives. Et parce qu’ils sont omniprésents dans notre quotidien.
Alors on ne réfléchit pas aux conséquences de l’utilisation de certaines plateformes. Ou on ne souhaite pas y penser.
Mais cela fait plusieurs mois que je songe à des alternatives plus soucieuses de la protection de nos données et/ou européennes. L’arrivée de l’Intelligence Artificielle Générative au cœur de tous les outils que j’utilise me donne enfin envie de sauter le pas.
Pourquoi je change mes habitudes de navigation web en 2025
En 2025, j’ai envie d’utiliser des outils indispensables à mon quotidien qui correspondent à mes valeurs et me permettent de travailler avec mes clients en toute sérénité.
C’est pourquoi ces dernières semaines, je me suis par exemple débarrassée de CapCut, où « tout contenu uploadé sur leurs serveurs peut être utilisé, modifié, redistribué ou monétisé par la société sans compensation ni notification à l’utilisateur », depuis la publication de leurs nouvelles CGU (source : IGN).
Ou encore Wetransfer, parce que dans ses nouvelles CGU également, « l’entreprise se donnait le droit « une licence perpétuelle, mondiale, non exclusive, gratuite, transférable ». », avant de rétropédaler. Trop tard, bye bye (source : frandroid.com).
Mais les gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase, ce sont :
- L’arrivée de l’IA générative, partout, tout le temps, sur le moindre outil. Une technologie inutile, peu éthique, invasive, délivrant des informations incorrectes.
- La politique menée par les Etats-Unis depuis l’élection de Donald Trump, et le soutien des grandes entreprises du numérique américaines à ce cirque. Cette vidéo donne envie de vomir.
Alors petit à petit, je rapatrie mes données et je change de services. Je suis les recommandations de personnes plus expertes en la matière, comme Velvetshadow sur Bluesky, qui donne le courage (et le petit coup de pression), pour s’atteler au dossier.
Mais cela prend du temps.
De trouver la bonne option, celle qui nous correspond.
Et parce que nous utilisons une quantité phénoménale de services américains.
Alors en septembre, je commence en testant un nouveau navigateur, Vivaldi, et un nouveau moteur de recherches, DuckDuckGo.
Le test de septembre : Vivaldi et DuckDuckGo
Pourquoi le navigateur Vivaldi ?
Les raisons pour lesquelles j’ai envie de tester Vivaldi ce mois-ci :
- Les équipes refusent pour le moment d’intégrer l’IA : « si l’IA contribue à [notre] objectif sans voler la propriété intellectuelle, compromettre la vie privée ou l’ouverture du web, nous l’utiliserons. Si elle transforme les gens en consommateurs passifs, nous ne l’utiliserons pas. » (source : frandroid.com, blogdumoderateur.com)
- C’est un service européen, basé en Norvège et en Islande.
- Parce que le navigateur est basé sur Chromium (un navigateur web libre qui sert de base à d’autres navigateurs, dont Chrome), les extensions Todoist et Notion, que j’utilise sur Chrome pour l’ajout rapide de tâches, sont également disponibles sur Vivaldi.
- Un attachement particulier au respect de la vie privée de l’utilisateur

Pourquoi le moteur de recherche DuckDuckGo ?
- Il permet de désactiver l’IA dans les résultats de recherche et de masquer les images générées par IA. « You should decide for yourself how much AI you want in your life – or if you want any at all. ». Je suis bien d’accord. (source : X).
- DuckDuckGo ne collecte pas/ne traque pas de données.
Même si cette solution est américaine, elle mérite d’être testée.

Résultat de mes tests en octobre !
Et la suite ?
La liste des services à étudier est longue mais des changements sont déjà en cours côté boîtes mail et drive (avec Infomaniak, mais je vous en reparlerai dans un autre article).
Mais je ne suis pas hypocrite et je n’entends pas avoir une utilisation parfaite du web.
Toutes mes plateformes ne seront pas concernées, malgré leurs pires défauts (pas vrai Meta ?). Même si je suis très heureuse d’avoir quitté X / ex-Twitter l’an dernier alors que j’adorais ce réseau. J’en parlais dans cet article.
Chacun fait ce qu’il peut, à son niveau et à son rythme. Mais essayons peut-être de ne plus dépendre d’une seule galaxie, d’un seul système qui peut s’effondrer à tout moment.




